n° 250
La justice en Afrique : nouveaux défis, nouveaux acteurs

Cartes et photos associées

Vers une provincialisation de l’expertise et de la recherche chinoise sur l’Afrique

vers-une-provincialisation-de-lexpertise-et-de-la-recherche-chinoise-sur-lafrique

Géographie historique des centres de recherche chinois sur l’Afrique (1949-2012)

Intensification et pluralisme des études africaines en Chine

intensification-et-pluralisme-des-etudes-africaines-en-chine

Chronologie de la création des centres de recherche et des think tanks chinois sur l’Afrique (1960-2013)

Des contestations du régime Eyadema à la commission « Vérité, justice et réconciliation »

des-contestations-du-regime-eyadema-a-la-commission-verite-justice-et-reconciliation

Chronologie et typologie des violences politiques au Togo (1990-2012)

Cette frise chronologique montre la montée des contestations au régime Eyadema de 1990 à 1995 et propose une typologie des violences politiques commises au Togo de 1990 à 2005. Elle permet de mettre en lumière l’année charnière de 2005 dans l’histoire politique récente du Togo et la marche vers la mise en place de la commission « Vérité, justice et réconciliation » (CVJR).

Sources : « Rapport final de la commission “Vérité, justice et réconciliation”. Activités, rapports d’investigation et recommandations, République du Togo », vol. I, 3 avril 2012. Édigraphie, 08/2014.

Genèse et mandat de la commission « Vérité, justice et réconciliation » au Togo

genese-et-mandat-de-la-commission-verite-justice-et-reconciliation-au-togo

Typologie des violences politiques et périodisation politique au Togo (1958-1990)

Ces deux frises chronologiques ont été réalisées à partir des données contenues dans le premier volume du « Rapport final de la commission “Vérité, justice et réconciliation”. Activités, rapports d’investigation et recommandations » de la République du Togo, rendu le 3 avril 2012 au président de la République par Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, président de la commission. Elles montrent les grandes périodes politiques définies dans le rapport et catégorisent les types de violences politiques commises entre 1958 et 1990.

Sources : « Rapport final de la commission “Vérité, justice et réconciliation”. Activités, rapports d’investigation et recommandations, République du Togo », vol. I, 3 avril 2012. Édigraphie, 08/2014.

afco_250_0055_img003

Le théâtre, une forme de catharsis. Cette photographie a été prise quatre jours après la précédente prise de vue lors d’une autre représentation de la pièce Burundi, simba imanga (Burundi, passe le précipice). Les comédiens jouent et interprètent leurs propres vécus tragiques, ce qui peut aboutir à une forme de catharsis. Sur cette photographie, la peinture rouge sur les mains des comédiens représente le sang versé au sein des deux communauté, hutu et tutsi, au cours de l’histoire du pays. Après chaque spectacle, des groupes de paroles sont organisés avec la population et animés par deux psychologues, afin de recueillir les perceptions des Burundais sur la justice transitionnelle. De plus, cette pièce a fait l’objet d’une vidéo en 2009 largement diffusée au Burundi auprès des communautés villageoises, ainsi que des ONG internationales et des associations locales.

Photo de Anne-Ael Pohu (RCN Justice & Démocratie), Ngozi, Burundi, février 2008.

afco_250_0055_img002

Un spectacle théâtral pour exorciser les traumatismes. Cette photographie montre une représentation théâtrale de la pièce Burundi, simba imanga (Burundi, passe le précipice), jouée en plein air dans la ville de Ngozi, en février 2008. Cette région burundaise, la province de Ngozi, lieu de cette représentation, a été durement touchée par les massacres de 1972, de 1988 et de 1993. Cette pièce de théâtre a été mise en scène par Philippe Laurent, puis intégrée aux activités de l’ONG belge RCN Justice & Démocratie. L’auteur a recueilli des témoignages auprès de victimes, d’anciens réfugiés, de démobilisés à travers tout le pays, mais aussi d’historiens et intellectuels burundais. Le metteur en scène montre notamment la complexité de l’histoire burundaise, l’origine des violences extrêmes, les possibles mécanismes pour sortir de la crise de confiance et les voies de la réconciliation, dont un simulacre d’une commission « Vérité et réconciliation ». Ainsi, il travaille sur les massacres de 1972, de 1993, sur le massacre de Buta en 1997 et met en lumière un « acte juste » à travers le récit d’une femme tutsi qui protège des enfants hutu orphelins. Le jeu des comédiens est accompagné de chants en kirundi et du son de l’Idono, un arc musical traditionnel.

Photo de Anne-Ael Pohu (RCN Justice & Démocratie), Ngozi, Burundi, février 2008.

Les violences plurielles au Burundi, raison d’être du processus de justice transitionnelle

les-violences-plurielles-au-burundi-raison-detre-du-processus-de-justice-transitionnelle

Histoire, géographie et identification des violences au Burundi (1961-2014)

Cette carte représente les principaux épisodes de violence qu’a connu le Burundi de 1961 à 2014. Elle identifie les lieux et zon es des exactions et répertorie ces dernières à l’aide de quatre catégories. : assassinats politiques, massacres de masse, affrontements factieux et représailles envers les populations civiles. La première catégorie, « .assassinats politiques. », vise les meurtres d’un ou plusieurs leaders ou membres d’un parti ou groupe politique donné. L’entrée « .affrontements factieux. » désigne les combats qui ont eu lieu entre deux ou plusieurs forces armées, FNL, CNDD-FDD, forces de défense gouvernementale, milices, etc. La désignation « .représailles envers les populations civiles. » entend qualifier les « .autres violences. » commises au Burundi, d’une ampleur variable, et étant très souvent le fait de factions armées, quelles qu’elles soient, à l’encontre des civils. La dernière catégorie, « .massacres de masse. », renvoie aux tueries à caractère identitaire et/ou génocidaire perpétrées à l’encontre d’un nombre très important de civils. Cette carte n’a pas la prétention d’établir un recensement exhaustif de toutes les violences commises au Burundi pendant la période étudiée, mais propose une photographie d’ensemble la plus représentative possible.

Sources : élaboration à partir des données de l’auteur ; D. Vidal, Nouveaux acteurs, nouvelle donne : l’état du monde 2012, La Découverte, 2011 ; P. Anouilh, « Sant’Egidio et les métamorphoses de la fabrique de la paix. Une étude comparée Mozambique-Burundi », thèse de doctorat en science politique, sous la direction de François Constantin, p. 187-188.

Règlement alternatif des conflits dans les tribunaux de district (2006-2010)

reglement-alternatif-des-conflits-dans-les-tribunaux-de-district-2006-2010

Sources : Ghana Judicial Service (2008a ; 2008b ; 2009 ; 2010a ; 2010b).

Raisons pour lesquelles les parties pensent qu’il a été utile ou inutile de s’adresser au tribunal de district

raisons-pour-lesquelles-les-parties-pensent-quil-a-ete-utile-ou-inutile-de-sadresser-au-tribunal-de-district

Source : Crook et al., 2010.

Institutions de règlement utilisées par les justiciables qui ont tenté de régler le différend dans une autre institution avant de venir à la Cour de justice (en %)

institutions-de-reglement-utilisees-par-les-justiciables-qui-ont-tente-de-regler-le-differend-dans-une-autre-institution-avant-de-venir-a-la-cour-de-justice-en

Institutions de règlement de différends sollicitées par des citoyens ayant eu affaire à la justice (en %)

institutions-de-reglement-de-differends-sollicitees-par-des-citoyens-ayant-eu-affaire-a-la-justice-en

Affaires portées devant les tribunaux de district (2007-2010)

affaires-portees-devant-les-tribunaux-de-district-2007-2010

Sources : Ghana Judicial Service (2008a ; 2009 ; 2010a).

Les justices transitionnelles en Afrique. Des commissions « Vérité » aux justices coutumières ou internationales

les-justices-transitionnelles-en-afrique-des-commissions-verite-aux-justices-coutumieres-ou-internationales

Géographie des dispositifs de justice transitionnelle (1995-2014)

Cette carte montre les multiples modalités des dispositifs de justice transitionnelle mis en place en Afrique entre 1995 et 2014. Sur les 54 pays du continent, seize ont connu des commissions « Vérité et réconciliation » (CVR), à la suite de périodes de conflits armées ou de violences politiques ; six ont institué une commission d’établissement des faits et quatre ont mis en place des commissions d’enquête. Le degré de représentativité des commissions dépend de l’autorité et de la détermination des organismes qui les ont créées. L’Union africaine avec les commissions d’établissement des faits, le CICR avec les commissions internationales humanitaire d’établissement des faits et le Conseil de sécurité des Nations unies avec les commissions d’enquête sont les trois organismes mandatant des commissions.

Sources : données de la rédaction d’Afrique contemporaine et de Fabrice Hourquebie ; site Internet d’Amnesty International (www.amnesty.org). Édigraphie, 08/2014.

Mixité et coexistence d’une pluralité de systèmes de droit en Afrique

mixite-et-coexistence-dune-pluralite-de-systemes-de-droit-en-afrique

Pour une géographie des systèmes de droit

Cette carte montre la mixité et la coexistence d’une pluralité de systèmes de droit en Afrique. Elle se fonde sur les données du groupe de recherche JuriGlobe de la faculté de droit de l’université d’Ottawa. Pour faciliter la représentation des différents systèmes de droit, deux catégories ont été introduites : les systèmes de droit consacrés et les systèmes de droit complémentaires. La première représente le système de droit reconnu comme « consacré », c’est-à-dire inscrit dans les textes fondamentaux. C’est donc le système de droit dominant dans chaque pays. La seconde catégorie des systèmes de droit reconnus comme « complémentaires » montre des systèmes de droits qui coexistent avec le droit « consacré ». Conscient des limites de cette catégorisation, dans la mesure où elle masque par exemple les différences entre droit civil et droit pénal, droit de la famille et droits des affaires, cette carte propose néanmoins une représentation des pluralités juridiques en Afrique.

Sources : Groupe de recherche JuriGlobe de la faculté de droit de l’université d’Ottawa. Édigraphie, 08/2014.

Côte d’Ivoire, un pays, deux espaces judiciaires et pénaux

cote-divoire-un-pays-deux-espaces-judiciaires-et-penaux

Géographie actuelle et à venir des juridictions et des établissements pénitentiaires

Sources : GIS UNIT/ENGINEERING, 15 février 2012, données de la rédaction d’Afrique contemporaine. Édigraphie, 08/2014.

afco_250_0013_img001

La justice en Afrique. Cette photographie est la première de couverture du numéro spécial n° 156 que la revue Afrique contemporaine a consacré à « La justice en Afrique » (sous la direction de Jean du Bois de Gaudusson et Gérard Conac) au troisième trimestre 1990. Sur 319 pages, ce numéro de référence avait abordé de nombreuses thématiques : « L’appareil judiciaire », « Les défis de la justice », « La justice au quotidien », « Justice et pouvoir politique », « Justice, morale et droits de l’homme », « Justice et droits : quels droits appliquer ? » et « Le système juridictionnel des conflits inter-africains ». Une quarantaine d’auteurs ont participé à cette somme : M. Glélé Ahanhanzo, G. Mangin, S. Sylla, J. Alibert, A. Dieng, E. Le Roy, Y. Ndiaye, Y. Nouguérède, D. Bigo, D. Darbon, R. Ranjeva, etc. « Trente ans après les indépendances, qu’est devenue la justice en Afrique ? », telle était la problématique de ce numéro. L’objet « justice » y était abordé comme un « bon révélateur » des réalités de l’Afrique actuelle, tout comme aujourd’hui, dans le présent numéro.


 
Page 7 à 9

Éditorial

Jean-Bernard Véron

 

La justice en Afrique : nouveaux défis, nouveaux acteurs

Page 13 à 28

La justice en Afrique : nouveaux défis, nouveaux acteurs

Introduction thématique

Jean du Bois de Gaudusson

 
Page 29 à 54

Règlement alternatif des conflits et tribunaux de district au Ghana

Une hybridation pragmatique

Richard Crook

 
Page 55 à 80

Justices en mutation au Burundi

Les défis du pluralisme juridique

Émilie Matignon

 

Repères

Page 82 à 83

L'accès des justiciables à la justice au Sénégal

Vers une justice de proximité ?

Moussa Samb

 
Page 84 à 85

Les magistrats de terrain au Mali

Entre sollicitations et stratégies institutionnelles d'évitement

Mamadou Fomba

 
Page 86 à 87

La justice transitionnelle a bien un sens

Fabrice Hourquebie

 

Interview

Page 91 à 102

Questions autour de l'instauration de la commission « Vérité, justice et réconciliation » (CVJR) au Togo

Entretien

Koffi Ahadzi-Nonou

 

Actualités africaines

Page 105 à 117

Expertise et recherche chinoises sur l'Afrique

Évolutions, changements et spécificités

Martina Bassan

 
Page 119 à 132

Investissements chinois dans l'industrie textile tanzanienne et zambienne

De l'aide au marché

Tang Xiaoyang

 

Notes de lecture

Page 135 à 137

Isabelle Charpentier. Le Rouge aux joues. Virginité, interdits sexuels et rapports de genre au Maghreb

Florian Alix

 
Page 138 à 140

Andréa Ceriana Mayneri. Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique. L'imaginaire de la dépossession en pays banda

Mélanie Soiron-Fallut

 
Page 141 à 144

Jared Diamond. Le Monde jusqu'à hier. Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles

François Jullien

 
Page 145 à 148

Noviolet Bulawayo. Il nous faut de nouveaux noms

Florian Alix

 
Page 149 à 151

Sanyu A. Mojola. Love, Money and HIV. Becoming a Modern African Woman in the Age of AIDS

Patrick Moneyang

 
Page 152 à 154

James Fergusson. The World's Most Dangerous Place. Inside the Outlaw State of Somalia

Sonia Le Gouriellec

 
Page 155 à 157

Thierry Tardy, Marco Wyss (dir.). Peacekeeping in Africa. The Evolving Security Architecture

Julien Daemers

 
Page 158 à 159

Michel Foucher. Frontières d'Afrique. Pour en finir avec un mythe

Yves Gounin

Fiche technique de ce numéro

  • Afrique contemporaine
    n° 250, 2014/2 - 168 pages
  • I.S.B.N. : 9782804191801