n° 249
Les dynamiques du pastoralisme au Sahel

Cartes et photos associées

Des pays sahéliens exportateurs aux pays littoraux importateurs

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Volumes et circuits de commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest et centrale en 2010

Sources : Césaro, J. D., Magrin, G., Ninot, O. (2010), Atlas de l’élevage au Sénégal. Commerce et territoires, Paris, CIRAD, Paris-1/Panthéon-Sorbonne, Prodig, 32 p. Édigraphie, 04/2014.

Données sur l’importance du bétail dans les pays pastoraux*,**,***

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* d’après FMI, 2012 ;

** d’après statistiques nationales (2013) ;

*** d’après statistiques nationales et enquêtes PPZS (2013)

Vers un reverdissement de l’Afrique de l’Ouest, une nécessaire évaluation de la production de biomasse

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Production moyenne estimée de biomasse dans la zone pastorale sahélienne entre 1998 et 2010

Source : Atlas des évolutions des systèmes pastoraux au Sahel, FAO-CIRAD, 2012. Édigraphie, 04/2014.

Frise de l’indice de variation annuelle des précipitations au Sahel entre 1900 et 2010

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Source : Université de Washington, NOAA, NCDC, Global Historical Climatology Network Data (2012). Édigraphie, 04/2014, Afrique contemporaine.

Des taurins aux zébus

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Évolution du bétail pastoral en Afrique de l’Ouest et du centre

Sources : Trail, J.C.M., Hoste, C.H., Wissocq, Y.J., Lhoste, P. (1980), Le Bétail trypanotolérant en Afrique occidentale et centrale, t..I : Étude générale ; t. II : Étude par pays Études FAO, "Productions et santés animales", numéros 20/1, 20/2. FAO, Rome. Édigraphie, 04/2014.

Projets d’hydraulique pastorale : continuité et inflexions méthodologiques

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Dialogue et réunion de concertation

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Cette prise de vue a été réalisée en mai 2012 dans la sous-préfecture de Nokou, dans la région du Kanem au centre-ouest du Tchad. Elle montre une réunion de concertation entre les différents représentants traditionnels des pasteurs, assis sur un tapis, à droite de la photographie, et les autorités administratives de la zone, assises sur des chaises, à gauche. Cette réunion de concertation conjointe avait pour objet l’identification des besoins en eau de la sous-préfecture de Nokou et montre l’importance du dialogue entre les pasteurs usagers et l’État.

Photo d’Abdellatif Fizzani, région de Kanem, Tchad, mai 2012.

L’extrême rareté des puits à six fourches

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Cette photographie a été prise au Nord-Batha, dans la région du Batha, au centre du Tchad. Ce puits pastoral a été construit par l’État et appartient à l’État, mais sa gestion est confiée aux usagers pasteurs qui l’utilisent et, le plus souvent, résident dans la zone. Les animaux que l’on voit au troisième plan appartiennent à ces pasteurs et servent de traction pour l’exhaure de l’eau d’abreuvage des animaux. C’est un puits à six fourches, un type de puits très rare. Les six fourches en activité signifient que six troupeaux appartenant à des propriétaires différents sont abreuvés en même temps. Trois à quatre fourches concomitantes sont déjà considérées comme répondant à une forte demande ; les risques d’incidents (puisettes ou cordes qui s’emmêlent) ou d’accidents (bousculades, bagarres d’animaux, conflits, voire chutes dans le puits) sont multipliés. Le besoin en eau dans cette zone est donc grand du fait de la rareté des puits. Les six fourches sont les signes d’un puits très sollicité et qui a un très bon débit.

Photo d’Abdellatif Fizzani, région de Batha, Tchad, 2012.

Les projets d’hydraulique pastorale financés par l’AFD au Tchad

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Localisation des projets d’hydraulique pastorale financés par l’AFD au Tchad

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Intervention et ouvrages d’un bailleur extérieur, 2012

Cette carte, associé au tableau ci-contre, permet de visualiser l’ensemble des projets d’hydraulique pastorale financés par l’AFD au Tchad et l’évolution chronologique de la mise en place de ces différents projets depuis 1993. Ces deux documents montrent le glissement progressif vers le Sud et l’Ouest de l’action de l’AFD dans ce secteur.

Source : ERE Développement, Évaluation rétrospective de deux projets d’hydraulique pastorale au Tchad central phase 1 (AAA1) et au Tchad oriental phase 3 (AB3), rapport final, juin 2012. Édigraphie, 04/2014.

Cité 2 de la Somina

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Avec la mise en place de la société Somina, en 2010, deux cités minières ont été construites à proximité du village d’Azélik. La Cité 2, occupée par les employés nigériens, est érigée à moins de 3 km de l’usine de traitement du minerai d’uranium. En outre, on observe un afflux de demandeurs d’emploi et de petits commerçants ambulants qui tendent à se fixer dans le village. Non encadrée par les pouvoirs publics, cette situation est critiquée par la société civile qui craint la transformation du village en une véritable ville-champignon, à l’exemple d’Arlit, créée ex nihilo à partir de 1969 à proximité des sites miniers des filiales d’Areva et dont la population dépasse aujourd’hui 100 000 habitants. Cette « urbanisation » du village d’Azélik s’accompagne de débats locaux sur l’arrivée de populations exogènes et sur les menaces identitaires que cela pose.

Photo d’Abdoulkader Afane, Azélik, Niger, 2010.

Dromadaire d’un élevage spéculatif

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Cette photographie représente une chamelle d’un élevage spéculatif avec un chiffre d’identification remplaçant la marque de bétail traduisant l’organisation lignagère. Aujourd’hui, de riches citadins, surtout des commerçants et/ou hommes politiques, souvent issus de communautés pastorales (Arabes, Touaregs et Peuls), investissent dans l’élevage camelin. Leurs grands troupeaux sont confiés à des bergers salariés, qui sont accompagnés par un membre de la famille du propriétaire qui leur met à disposition des moyens modernes d’élevage (4x4, GPS, téléphones satellites « Thuraya », citernes, stocks de fourrages et de compléments alimentaires). Il existe des troupeaux de chamelles laitières près des grands centres urbains ; mais le bétail est généralement destiné à la vente. Il est alors acheminé vers les pays voisins (Algérie, Libye, Nigeria) en raison de prix plus élevés. Cet élevage spéculatif s’éloigne des pratiques et des valeurs pastorales de leurs communautés. Le bétail est marqué au moyen d’un numéro d’identification qui s’oppose à la marque de propriété représentée par un symbole (ejwal), lequel rend visible l’organisation lignagère et invisible l’effectif du troupeau. Le symbole « 0 », apposé sur le cou de la chamelle, montre qu’elle a été achetée puisqu’il s’agit de la marque (ettebel ou tadot) de l’ancien propriétaire, un Touareg Kel Gress. Cette marque principale lignagère est souvent accompagnée d’une autre distinctive au niveau familial, située sur la joue (tazezleyt).

Photo d’Abdoulkader Afane, Injitan, Niger, 2013.

L’imbroglio des ressources dans l’Eghazer : entre convoitise et conflits

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Exploitation des ressources pastorales et de l’uranium au Niger

Cette carte donne à voir la concentration annuelle des transhumants dans la zone centrale de l’Eghazer à la suite de la fermeture de certains parcours pastoraux très appréciés pour leur teneur en sels minéraux, en raison de l’insécurité et de l’implantation récente de sites d’exploitation minière. Cette situation de concentration et de pression accrues est responsable des nombreux conflits qui déstabilisent la gestion traditionnelle des ressources naturelles reposant sur des accords collectifs et le partage dans l’espace et dans le temps de pâturages et de points d’eau (puits, sources salées, etc.) gérés en commun.

Source : élaboration de Laurent Gagnol et Abdoulkader Afane, 2014. Conception et réalisation de Laurent Gagnol, Édigraphie, 04/2014.

Rencontre des Touaregs et Peuls au puits pastoral de Teguindé

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Le puits de Teguindé a été réalisé par l’État nigérien dans le cadre du programme d’hydraulique pastorale des années 1960. Puits public, son accès est libre, contrairement aux puits privés pour lesquels une redevance est exigée après chaque abreuvement, notamment pour le bétail des pasteurs transhumants. L’absence d’un droit d’usage prioritaire renforce la forte fréquentation autour de l’ouvrage. Sa situation en périphérie de la zone centrale de l’Eghazer, où il existe de nombreux conflits liés à l’exploitation des ressources pastorales (eau et pâturages), explique sa particularité d’être fréquenté par les pasteurs transhumants. De nombreux transhumants Peuls n’ayant pas accès à certains parcours pastoraux se retrouvent ainsi dans la zone de Teguindé. Ce puits est aujourd’hui un pôle d’échanges entre les transhumants et les locaux.

Photo d’Abdoulkader Afane, Teguindé, Niger, 2010.

Entre convergence pastorale et exploitation stratégique au Niger

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La cure salée de l’Eghazer, un enjeu géostratégique

Cette carte montre l’échelle internationale des enjeux de l’exploitation et de l’exportation des ressources minières du Niger (uranium et pétrole notamment, sans parler de l’or, du charbon, de l’étain, etc.), ainsi que l’ampleur des circuits pastoraux et commerciaux des nomades et des transhumants qui convergent vers la cure salée lors de la saison des pluies.

Source : élaboration de Laurent Gagnol et Abdoulkader Afane, 2014. Conception et réalisation de Laurent Gagnol, Édigraphie, 04/2014.

Entrée de la galerie du site minier d’Eghazer exploité par la Somina

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Le site minier d’Eghazer fait partie des trois gisements d’exploitation de l’uranium du permis « Teguida » appartenant à la Société minière d’Azelik (Somina). En raison de sa profondeur, le gisement d’Eghazer est le seul site exploité au moyen de galeries souterraines forées ou dynamitées. Le manque d’équipement rend d’autant plus pénible et dangereux le travail des mineurs.

Photo d’Abdoulkader Afane, Eghazer, Niger, 2010.

La cohabitation des pasteurs et des locaux

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Cette photographie a été prise au début du mois de décembre 2009 dans le village de Gatanga de la commune de Dantiandou (département de Kollo et région de Tillabery). Ce village est situé au sud-ouest du Niger. Elle montre le puits villageois public de Gatanga. Les zébus des villageois, présents au troisième plan de la photographie, appartiennent à un commerçant du village de Gatanga. Ils sont gardés par un berger salarié. Les femmes qui sont venues chercher de l’eau au puits du village sont celles des pasteurs environnants.

Photo de Bodé Sambo, Dantiandou, Niger, 6 décembre 2009.

Un partenariat possible

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Cette photographie a été prise au début du mois de décembre 2009, au cours d’une mission de recherche, dans le village de Gatanga de la commune de Danthiandou (département de Kollo et région de Tillabery). Le troupeau, au deuxième plan, appartient à un commerçant du village de Gatanga. Le berger guidant les têtes de bétails est salarié de ce même commerçant. Il a auparavant perdu le sien. Il vend donc sa force de travail et son savoir-faire pour les villageois de Gatanga. Au moment des récoltes et aux abords du village dans un champ libéré, le berger marche et le troupeau pâture sur des résidus de récolte à terre.

Photo de Bodé Sambo, Dantiandou, Niger, 6 décembre 2009.

Insécurité et changement des itinéraires de transhumance au Niger

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Le circuit de mobilité de Rougga-Kampa en 2010

Située dans la zone de Banibangou, au Niger, cette carte représente les changements de parcours de transhumance vers l’est, pour réduire les risques d’insécurité, et des circuits de mobilité des pasteurs, orientés sur un axe sud-nord. Le point de départ est Kampa Peul. Le premier tracé rose clair, vers le nord-ouest, représente le circuit « .habituel. » avant la recrudescence du banditisme rural dans le nord et le Zarmaganda. Depuis, les bergers ont tendance à s’orienter à l’est, vers la zone de Balleyara et Filingué (Abala). En octobre-novembre au retour de l’hivernage (trois à quatre mois : juillet, août, septembre), compte tenu du manque d’espace dans le terroir d’attache, ils restent dans la commune de Hamdallaye pour la vaine pâture et la cure salée, d’abord dans le Dallol, et puis dans le Fakara en décembre et janvier. Dix-huit étapes sont nécessaires pour parvenir à la zone de séjour d’hivernage. L’ancien circuit peut être estimé à 250 km, et l’actuel à moins de 200 km.

Sources : Bodé (2010) et Bonnet, Guibert (2012). Édigraphie, 04/2014.

Entre précarisation, équilibre fragile et adaptation

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Trajectoires des familles de pasteurs de Dantiandou au Niger de 1972 à 2010

Ces trois frises chronologiques et thématiques retracent les trajectoires des systèmes d’élevage analysées chez les 46 familles de pasteurs rencontrés à Dantiandou. Elles sont ordonnées en trois groupes décrivant des évolutions plus ou moins fortement remises en cause par la succession des sécheresses de 1973 et de 1984. Le plus notable dans cette analyse des trajectoires familiales est que les familles ne parviennent pas à revenir à un système pastoral chaque fois que les pertes dépassent 50 % du troupeau bovin. Le premier groupe rassemble les trajectoires des familles en situation de très grande vulnérabilité ; elles sont progressivement sorties du système pastoral. Elles n’ont pas pu se maintenir en système agropastoral et sont conduites à vivre de travaux pour des tiers, notamment le gardiennage de bétail pour des agriculteurs de la commune. Le second groupe met en évidence des trajectoires qui ont fait passer les familles du pastoralisme à un agropastoralisme qui semble se prolonger, même si souvent l’objectif de ces anciens pasteurs est d’acquérir suffisamment de bovins à nouveau pour revenir à un mode de vie d’élevage pastoral. Le troisième groupe met en évidence des trajectoires qui ont fait preuve d’une moindre grande vulnérabilité et d’une plus grande résilience. Ces évolutions sont la plupart du temps datées en référence à la sécheresse de 1973, mais c’est celle de 1984 qui est venue la plupart du temps déstabiliser un peu plus l’équilibre fragile des systèmes pastoraux ou agropastoraux.

Source. : Bonnet, B., Guibert, B. (2012), Vulnérabilités et efforts d’adaptation des familles des pasteurs face aux crises récurrentes. Enseignements tirés de l’analyse de l’activité pastorale dans les trajectoires familiales, ANR « . Vulnérabilité, Milieu, Climat et Société. », Projet de recherche « .Élevage, Climat et Société. », ECLIS - IRAM, novembre. Édigraphie, 04/2014.

Une variabilité interannuelle du disponible et un déficit chronique en fourrage

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Fractions utilisables et ingérées annuellement par le bétail à Dantiandou, 2009-2011

Les quantités de fourrage produits, utilisables et effectivement ingérées par le bétail, sont évaluées chaque année sur un ensemble de 11 terroirs villageois de la commune de Dantiandou au Niger. La courbe du rapport des quantités ingérées aux quantités de fourrage utilisable (ingestion % utilisable) est portée sur le graphique.

Source : élaboration de Pierre Hiernaux, 2014. Édigraphie, 04/2014.

Un recyclage efficace de la production végétale par la gestion pastorale

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Masses de paille et de litière d’un parcours sahélien au cours de la saison sèche (Agoufou, Mali)

Le premier graphique montre l’évolution des masses de paille et de litière d’un parcours sahélien à Agoufou au Mali, au cours de la saison sèche, selon qu’il soit pâturé (charge de 38 unités de bétail tropical par km2) ou non. Le second graphique, en camembert, propose le bilan fourrager de la saison sèche sur le site pâturé montrant la part des pailles et litières ingérées par le bétail, dégradées par le piétinement du bétail ou par d’autres processus de dégradation et des reliquats en fin de saison sèche, au mois de juin.

Source : élaboration de Pierre Hiernaux, 2014. Édigraphie, 04/2014.

Une augmentation constante des espaces de culture au Sahel

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Dynamique de l’occupation des sols en % de la superficie de la commune de Dantiandou (1986-2011)

Ce graphique décrit les dynamiques de l’occupation des sols dans la commune de Dantiandou au Niger de 1986 à 2011. Les données, qui ont permis sa réalisation, ont été établies par la classification supervisée d’images satellite LANDSAT et SPOT. Il montre que l’expansion des champs très rapide jusqu’à 1975 se poursuit jusqu’en 2011 à un rythme moyen de 3% par an.

Source : élaboration de Pierre Hiernaux établie par la classification supervisée d’images satellite LANDSAT et SPOT, 2014. Édigraphie, 04/2014.

Une réduction continue des espaces de parcours

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Taux annuels de changement d’occupation du sol entre 1950, 1975 et 1994, en moyenne sur 11 terroirs de la commune de Dantiandou, Niger

Regénération naturelle d’un parcours dunaire

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Ces quatre photographies se lisent de gauche à droite et de haut en bas. Elles ont été prises à la fin de la saison des pluies (septembre), à partir d’un même point de vue, à Aouéli, dans le Gourma au Mali et à différentes dates (1985, 1988, 1993 et 2011). Cette série de photographies illustre la dynamique de la végétation d’un parcours sahélien dunaire suite à l’importante sècheresse de 1983-1984 au Sahel. Elle montre qu’après la dénudation herbacée et la mortalité de nombreux arbres, il y a une reprise de la strate herbacée, d’abord par des espèces pionnières (Colocynthis vulgaris, Farsetia ramosissima), puis par des graminées (Cenchrus biflorus), avant de se diversifier. De nouvelles cohortes de ligneux se mettent en place avec, là aussi, des plantes pionnières comme Leptadenia pyrotechnica. Cette série de photographies donne à voir la progression de la régénération naturelle d’un parcours dunaire pâturé type.

Photos 1, 2 et 3 de Pierre Hiernaux, et photo 4 (en bas à droite) de Nogmana Soumaguel, Aouéli, Mali, 1985, 1988, 1993 et 2011.

La région du Gourma au Mali et la commune de Dantiandou au Niger

la-region-du-gourma-au-mali-et-la-commune-de-dantiandou-au-niger

Situation des terrains d’étude

Cette carte situe les deux terrains d’étude de l’auteur, l’un au Mali dans la région de Gourma, dans la boucle du fleuve Niger ; et l’autre dans la commune de Dantiandou au Niger. Elle montre le cours des principaux fleuves ouest-africains, ainsi que les isohyètes de pluviosité annuelle qui bornent le bioclimat sahélien.

Source : élaboration de Pierre Hiernaux, 2014. Édigraphie, 04/2014.

Pastoralisme et mobilité en Afrique de l’Ouest

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Transhumances et circuits commerciaux nationaux et internationaux du bétail

Cette carte générale de l’Afrique de l’Ouest se focalise sur les cycles de transhumance et l’élevage pastoral dans les zones sahéliennes et sahélo-soudanaises. Les troupeaux se déplacent en fonction de la disponibilité de l’eau et des pâturages, elle-même rythmée par la succession des saisons sèches et humides. Ces déplacements les amènent fréquemment à franchir les frontières entre les divers États de la région. La carte aborde également la commercialisation des animaux. Elle montre les circuits de vente du bétail, les pays sahéliens, producteurs et exportateurs, et les pays littoraux importateurs et consommateurs.

Source : Touré, I., Ickowicz, A., Wane, A., Garba, I., Gerber, P. (2012), « Atlas des évolutions des systèmes pastoraux au Sahel. Système d’information sur le pastoralisme au Sahel », Rome, FAO, CIRAD. Édigraphie, 04/2014.


 
Page 7 à 8

Éditorial

Jean-Bernard Véron

 

Les dynamiques du pastoralisme au Sahel

Page 11 à 19

Les dynamiques du pastoralisme au Sahel

Jean-Bernard Véron

 
Page 21 à 35

Quelle accessibilité aux ressources pastorales du Sahel ?

L'élevage face aux variations climatiques et aux évolutions des sociétés sahéliennes

Pierre Hiernaux, Mamadou Diawara et Fabrice Gangneron

 
Page 37 à 51

Stratégies d'adaptation aux vulnérabilités du pastoralisme

Trajectoires de familles de pasteurs (1972-2010)

Bernard Bonnet et Bertrand Guibert

 
Page 53 à 68

Convoitises et conflits entre ressources pastorales et extractives au Nord-Niger

Verts pâturages et yellow cake chez les « hommes bleus »

Abdoulkader Afane et Laurent Gagnol

 
Page 69 à 82

Accompagner la mobilité pastorale au Tchad

Construction d'un modèle innovant d'intervention pour le développement

Saverio Krätli, Marie Monimart, Blamah Jalloh, Jeremy Swift et Ced Hesse

 

Repères

Page 84 à 85

Une brève histoire du bétail en Afrique de l'Ouest et du centre

 
Page 86 à 87

Vers de nouveaux horizons pastoraux ? Les éleveurs transhumants en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale

 
Page 88 à 89

Des politiques foncières adaptées aux enjeux pastoraux en Afrique sahélienne

Oussouby Touré et Amel Benkahla

 
Page 90 à 92

Plaidoyer pour un système d'information sur le pastoralisme au Sahel

A. Ickowicz, I. Garba, B. Toutain, J.-D. Cesaro, P. Gerber et I. Touré

 
Page 93 à 95

Le commerce du bétail sahélien. Une filière archaïque ou la garantie d'un avenir prometteur ?

Christian Corniaux

 

Choses vues

Page 99 à 118

L'autoritarisme à pas de caméléon ?

Les dérives de la révolution passive démocratique au Bénin

Richard Banégas

 

Notes de lecture

Page 121 à 122

David Macey. Frantz Fanon, une vie

Florian Alix

 
Page 123 à 125

Antoine Glaser. AfricaFrance. Quand les dirigeants africains deviennent les maîtres du jeu

Laurent d'Ersu

 
Page 126 à 127

Jean-Christophe Notin. Le Crocodile et le Scorpion. La France et la Côte d'Ivoire (1999-2013)

Yves Gounin

 
Page 128 à 130

Géraud Magrin. Voyage en Afrique rentière. Une lecture géographique des trajectoires du développement

Pierre Jacquemot

 
Page 131 à 133

Achille Mbembe. Critique de la raison nègre

Émile Moselly Batamack

 
Page 134 à 136

Andrea Goldstein, Françoise Lemoine. L'Économie des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine)

Joël Ruet

 
Page 137 à 139

Georges Courade. Les Afriques au défi du xxie siècle

Gérard Winter

 
Page 140 à 144

Jean-Pierre Vettovaglia et al. Prévention des crises et promotion de la paix. Déterminants des conflits et nouvelles formes de prévention (vol. III)

François Gaulme

Fiche technique de ce numéro

  • Afrique contemporaine
    n° 249, 2014/1 - 152 pages
  • I.S.B.N. : 9782804189082