n° 245
Quelles retombées des printemps arabes sur l'Afrique subsaharienne ?

Cartes et photos associées

Bataille finale d’Abidjan, 30 mars-4 mai 2011

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La bataille d’Abidjan, lancée dans la soirée du jeudi 31 mars 2011 par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pro-Ouattara, désigne la phase « finale » de l’offensive éclaire qui a vu les forces armées s’emparer des principales villes au sud de la zone de confiance. La première semaine du mois d’avril, sur les dix communes d’Abidjan, six sont en cours de sécurisation par les FRCI et trois sont aux mains des forces pro-Gbagbo (Cocody, Plateaux et Yopougon sont les lieux principaux de la bataille, assiégés par les FRCI). Le 4 avril, les hélicoptères Mi-24 de l’Onuci et les Puma et les Gazelle de Licorne pilonnent les bastions pro-Gbagbo : la résidence, le camp de gendarmerie d’Agban, le camp militaire d’Akouédo, afin de « neutraliser les armes lourdes ». Le 11 avril, l’assaut est lancé contre la résidence présidentielle où Laurent et Simone Gbagbo sont faits prisonniers. La bataille d’Abidjan dure jusqu’au 4 mai, date à laquelle, la commune de Yopougon, défendue par des miliciens et des mercenaires libériens, est définitivement tombé entre les mains des FRCI.

Source : Pascal Airault et Philippe Perdrix, "Côte d’Ivoire : la bataille d’Abidjan", Jeune Afrique, 12 avril 2011.

Camp de déplacés de Nahibly

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Le camp de Nahibly, situé près de Duékoué dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, a été attaqué le 20 juillet 2012 par plus de 300 personnes non identifiées, selon l’ONU, qui ont détruit le camp et chassé les déplacés. Environ 5000 déplacés y vivaient. Lors de l’attaque, il a été rapporté que des chasseurs traditionnels dozos attendaient et auraient tué certains déplacés qui fuyaient dans la forêt (au-delà du poste de guet sur la photo). Plusieurs organisations ont souligné l’incapacité de l’ONU à protéger les civils. Lors de la visite, le site était sous la surveillance de deux gars en vue de l’enquête, mais, comme la photo suggère, l’endroit avait été bien nettoyé.

Photo de Bruno Charbonneau, Duékoué, Côte d’Ivoire, 3 décembre 2012.

Chronologie politique de la Côte d’Ivoire de 1990 à nos jours

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Nous avons tenté avec cette frise chronologique de caractériser des moments politiques dans la Côte d’Ivoire contemporaine. De l’élection de 1990 qui vit s’affronter Félix Houphouët-Boigny, père fondateur de la nation ivoirienne et président depuis 1960, et Laurent Gbagbo, déjà l’éternel opposant. Après le décès d’Houphouët-Boigny, fin 1993, une guerre de succession s’instaura entre quatre prétendants, Henri Konan Bédié, président de l’Assemblée nationale et chantre du concept de l’ivoirité, Robert Gueï, chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, le nouveau président, et les trois élections qui suivirent furent toutes contestées.

Côte d’Ivoire, mars 2011, une guerre qui ne disait pas son nom

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Cette carte des mouvements des forces pro-Ouattara et des engagements armés aux mois de février et mars 2011 en Côte d’Ivoire s’inspire d’une carte tirée du rapport annuel de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) sur les capacités militaires de 171 pays dans le monde, The Military Balance, Chapter Nine. Sub-Saharan Africa, mars 2012. Elle montre la "Zone de confiance" (ZDC) de la Côte d’Ivoire, érigée en juin 2003 et zone tampon jusqu’au 16 avril 2007, sous le contrôle de la Force de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) dont fait partie la force française Licorne. Elle montre surtout le lancement, le lundi 28 mars 2011, sur plusieurs fronts, de l’offensive des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ex-Forces nouvelles pro-Ouattara, et son avancée fulgurante vers les villes du Sud. Le 29 mars, les villes de Duékoué et Guiglo (ouest), Daloa (centre), Bondoukou et Abengourou (est) sont prises et sous contrôle. Le lendemain, après la conquête de Tiébissou, les FRCI pénètrent à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Le jeudi 31 mars, le port de San Pedro est investi, et, dans la soirée, la bataille d’Abidjan débute.

Sources : The Military Balance 2011, The Military Balance 2012, Strategic Survey 2011, IRIN, French MOD, OCHA, UN, Defense News.

Malibya, un projet foncier entre le Mali et la Libye

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Source : d‘après Office du Niger 2010, 2011.

Afrique du Nord, un chemin de croissance à la dérive ?

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Croissance en %, 2000-2013

Source : World Economic Outlook, 2013.

Afrique du Nord et Afrique sahélo-saharienne, des trajectoires socio-économiques distinctes

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Repères économiques 2011-2012

Source : Banque africaine de développement.

Les « printemps démocratiques » en Afrique subsaharienne

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Espace de circulation ouvert, l’immensité de l’espace sahélo-saharien, dont la porosité des frontières est proverbiale, entraîne une instabilité chronique et structurelle en partie liée à un déficit de gouvernance des États, incapables de contrôler leur propre territoire. La région est marquée par des flambées régulières de violences politiques et identitaires qui lui valent cette image de pays de la dissidence. Cette cartographie montre pour l’année 2012 les circulations : les grandes routes transsahariennes, les hommes et les biens qui y circulent, et les zones d’influence de groupes armés (criminels, dissidents et subversifs). Ces groupes n’évoluent pas dans les interstices des espaces vides laissés par les États, mais acquièrent au cours de l’année 2012 une véritable autorité territoriale sur une large région située au nord du Mali.

Sources : L’Histoire, n° 58, février 2013 ; « Géopolitique du Sahara », Hérodote, n° 142, 2011.

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Quand le jeune Museveni rencontre le vieux Museveni, paru dans Pambazuka News, n° 529, le 5 mars 2011.

« Que se passerait-il si le Museveni des années 1980 découvrait l’actuel Museveni au pouvoir ? »

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Le CNT libyen en pleine séance de travail, paru dans Pambazuka News, n° 546, le 6 septembre 2011

« CNT – Conseil national de transition » / « Je voudrais rappeler à l’ordre les participants de cette première réunion du cabinet… ! »

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Changement dans le monde arabe, paru dans Pambazuka News, n° 515, le 2 février 2011.

« Les peuples arabes veulent du changement… »

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La vie après Moubarak, paru dans Pambazuka News, n° 560, le 1er décembre 2011.

« L’Égypte sous Moubarak » / « L’Égypte aujourd’hui… »

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Museveni face à Besigye, paru dans The East African, n° 877, le 22 août 2011. « Marcher pour travailler ».

Petit personnage en bas à droite : « Bombarder, c’est mon travail… ! »

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Le Kenya est-il prêt pour la révolution ?, paru dans Pambazuka News, n° 518, le 23 février 2011.

« Le Kenya est prêt pour une révolution à la tunisienne ou à l’égyptienne ! »

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Museveni, 25 ans après…, paru dans The East African, n° 851, p. 20, le 21 février 2011.

« Votre Excellence, pensez-vous après 25 ans de pouvoir que ce qui s’est passé en Égypte puisse se produire en Ouganda ? » / « C’est ce que vous pensez ? »

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Comment s’accrocher au pouvoir : la méthode africaine, paru dans The East African, n° 882, p. 20, le 26 septembre 2011.

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Meles Zenawi, Facebook et Twitter, paru dans Pambazuka News, n° 518, le 19 février 2011.

« Je veux que vous arrêtiez ces gars-là, Facebook, Twitter ! »

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Comment gouverner depuis l’au-delà ?, paru dans The East African, n° 859, p. 18, le 18 avril 2011

« Supprimer la limite d’âge et la règle des 51 %, c’est du gâteau… » / « Mais comment faire pour gouverner d’outre-tombe ? »

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Les dirigeants africains réagissent aux événements en Égypte, paru dans The East African, n° 850, p. 20, le 14 février 2011.

« M. Moubarak sera toujours le bienvenu au Zimbabwe… » / « Nous sommes avec lui par l’esprit… » / « Ce qu’il faut retirer de l’expérience égyptienne ? Écraser l’ennemi avant qu’il ne vous écrase ! » / « Voilà belle lurette qu’il aurait dû modifier la constitution… » / « Vous voyez, personne ne peut battre mon record de longévité au pouvoir… » / « Il n’a aucune raison de partir… ! Akae Hapo Hapo Tu ! »

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L’Union africaine en session spéciale pour parler de l’Égypte, paru dans Pambazuka News, n° 516, le 10 février 2011.

« On voit bien que la rébellion s’étend vers le sud ! »

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Mais où est passé Kadhafi ?, paru dans Pambazuka News, n° 548, le 22 septembre 2011.

« Quelque part dans le désert libyen » / « Où on va, patron ? » / « Tais-toi et marche… »

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Kadhafi cherche un pays d’accueil, paru dans Pambazuka News, n° 518, le 24 février 2011

« Désolé, M. Kadhafi, nous ne pouvons pas vous aider… » / « Non, colonel, nous ne pouvons pas vous recevoir ! » / « Euh, navré mon vieux, mais ça ne va pas être possible… » / « Je ne partirai pas… La Libye est mon pays ! / Je mourrai en martyr ! »

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À qui la faute, maintenant ?, paru dans Pambazuka News, n° 519, le 1er mars 2011

« Papa, on a accusé les infidèles, l’alcool, la drogue, les médias étrangers, Al-Qaïda… À qui le tour ? »

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Kadhafi, la bombe humaine, paru dans Pambazuka News, n° 522, le 23 mars 2011.

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Moubarak en plein effort…, paru dans Pambazuka News, n° 516, le 9 février 2011.

Petit personnage en bas à droite : « Qu’est-ce que vous attendez ? Prenez des pelles et venez lui donner un coup de main ! »

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Moubarak et l’Égypte : réussite économique sur fond de paralysie politique, paru dans The East African, n° 832, p. 20, le 11 octobre 2010.

« Il incarne l’Égypte d’aujourd’hui… Le progrès économique doublé d’une paralysie politique ! »

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Tsunami révolutionnaire en provenance de Tunisie, paru dans The East African, n° 847, p. 20.

« Tu as vu ce qui s’est passé en Tunisie ? » / « Quoi ? »

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Moubarak sur le départ, paru dans Pambazuka News, n° 515, le 2 février 2011.

« C’est bon, dites aux manifestants de rentrer chez eux… Je veux partir ! »

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« Ben Ali est mis dehors », paru dans Pambazuka News, n° 513, le 19 janvier 2011.

« Tunisie libre » / « Vive la Tunisie » / « Va-t-en, Ben Ali, va-t-en ! ».

Petit personnage en bas à gauche : « J’espère que les autres chiens voient ça ! »

Dans la plupart de ses dessins de presse, Gado fait apparaître un petit personnage stylisé en bas à gauche ou en bas à droite. Extérieur à la scène, il commente ce qu’il voit. Ce personnage est une constante des dessins de Gado, commentateur qui réagit aux événements qu’il observe, un peu à l’image des rires enregistrés dans les séries américaines.

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« 32, é muito, 32, c’est trop ». Cette photographie a été prise à Luanda lors de la manifestation organisée le 25 octobre 2011 en soutien au journaliste William Tonet. Ce manifestant porte un tee-shirt avec un mot d’ordre emblématique, car le plus fort et le plus connu du(des) mouvement(s) de contestation de la jeunesse angolaise. Un téléphone portable dans la main gauche, le jeune homme illustre l’usage de ce moyen devenu privilégié dans la mobilisation et la diffusion instantanée des nouvelles sur les manifestations et les rassemblements par SMS et par les réseaux sociaux. En soutien au journaliste William Tonet, cette marche est en même temps une collecte de fonds pour l’aider à payer une amende de 100 000 dollars suite à sa condamnation par les tribunaux angolais pour diffamation du gouvernement, après avoir publié un article dans lequel il fait état de l’enrichissement illicite de trois généraux. William Tonet est le rédacteur en chef du journal Folha 8, considéré comme l’un des seuls médias indépendants à ne pas être sous le contrôle financier des proches du président Dos Santos. Il est également avocat et professeur dans les universités privées de Luanda. Il a été récemment (fin 2012) victime d’une procédure d’exclusion du barreau sous allégation qu’il n’a pas achevé les études et les stages obligatoires qui autorisent l’exercice de la profession.

Photo de « Carbono » Casimiro (www.centralangola7311.net/), Luanda, Angola, 25 octobre 2011.

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Appel pour la manifestation du 7 mars 2011. Lancé sur Internet, cette affiche appelle les populations à manifester contre le régime du président Dos Santos. Nous pouvons lire : « Le 7 mars, manifestation contre la dictature joseduardizada. L’Angola dit basta à 32 ans de tyrannie et de mauvaise gouvernance. » L’instigateur de l’événement – qui se fait appeler Agostinho Jonas Roberto dos Santos, en référence aux leaders des mouvements de libération de l’Angola et au chef de l’État actuel – a invité les Angolais à se réunir sur la place de l’Indépendance à Luanda. Avortée à cause de l’arrestation immédiate et l’emprisonnement des personnes présentes, la manifestation a néanmoins eu lieu dans plusieurs capitales occidentales, devant les ambassades angolaises.

Affiche de convocation à la manifestation, diffusée sur le site du mouvement d’Agostinho Jonas Roberto dos Santos (www.novarevolucaoangolana.yolasite.com) et sur sa page Facebook, 25 février 2011.

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Affiche « 32, é muito ! 32, c’est trop ! ». Il s’agit d’un « mème » créé à partir d’une photo de Yao Ming, basketteur chinois qui a joué pour les Shanghai Sharks (CBA) entre 1997 et 2002 et pour les Houston Rockets (NBA) entre 2002 et 2011. Son sourire a ainsi été immortalisé par cet élément culturel reconnaissable, qui circule désormais sur Internet, pour exprimer la moquerie de certaines situations ou d’événements quotidiens considérés comme délétères, ennuyeux et/ou pénibles. Ici, il représente la critique du mouvement de la jeunesse face à la longueur du mandat du président José Eduardo dos Santos et fait écho au mot d’ordre lancé par le rappeur Luaty Beirao lors d’un concert tenu en février 2011 : « 32 ans au pouvoir, ça suffit ! » Il représente une société fatiguée par le règne de la plus longue présidence dans l’histoire du continent africain.

Affiche sur le site Internet Central Angola 7311 (www.centralangola7311.net/)


Sommaire
 
Page 7 à 9

Éditorial

Jean-Bernard Véron

 

Quelles retombées des printemps arabes sur l'Afrique subsaharienne ?

Page 13 à 22

Quelles retombées des printemps arabes sur l'Afrique subsaharienne ?

Introduction thématique

Jean-Bernard Véron

 
Page 23 à 36

Des « printemps arabes » à la « nouvelle révolution » en Angola

Mobilisation et contestation politique dans l'après-guerre

Juliana Lima

 
Page 37 à 51

Les printemps arabes croqués par le dessinateur de presse Godfrey Mwampembwa (dit Gado)

« S'ils peuvent le faire, pourquoi pas nous ? »

Alexander A. Panov

 
Page 53 à 69

Le « boom » des saisons dans l'espace sahélo-saharien

Proto-révolution, désintégrations et reconfigurations sociopolitiques

Amy Niang

 
Page 71 à 84

Rupture d'équilibres au Mali

Entre instabilité et recompositions

Salim Chena et Antonin Tisseron

 
Page 85 à 97

Peut-on parler de « seigneurs de guerre » dans la zone sahélo-saharienne ?

Entre vernis idéologique et crime organisé

Christian Bouquet

 

Repères

Page 100 à 101

Retour historique sur les « printemps démocratiques » en Afrique subsaharienne

Étienne Smith

 
Page 102 à 104

Afrique du Nord et Afrique subsaharienne

Des trajectoires économiques différenciées

Emmanuel Comolet

 
Page 105 à 107

La crise libyenne et son impact sur les transactions foncières en Afrique

Le projet Malibya au Mali

Amandine Adamczewski et Philippe Hugon

 

Actualités africaines

Page 111 à 129

Côte d'Ivoire : possibilités et limites d'une réconciliation

Bruno Charbonneau

 

Notes de lecture

Page 133 à 135

Saliou Mbaye. Histoire des institutions contemporaines du Sénégal (1956-2000)

Jean-Pierre Bat

 
Page 136 à 138

Jean-Pierre Bat. Le Syndrome Foccart. La politique française en Afrique, de 1959 à nos jours

François Gaulme

 
Page 139 à 140

Pierre Jacquemot. Économie politique de l'Afrique contemporaine

Jean-Bernard Véron

 
Page 141 à 143

Jean-Pierre Dozon. Les Clefs de la crise ivoirienne

Denis Cogneau

 
Page 144 à 148

Odile Goerg et Anna Pondopoulo (dir.). Islam et sociétés en Afrique subsaharienne à l'épreuve de l'histoire. Un parcours en compagnie de Jean-Louis Triaud

Abdel Wedoud Ould Cheikh

 
Page 149 à 151

Pierre Vermeren. Misère de l'historiographie du « Maghreb » postcolonial (1962-2012)

Maxime Pellier

 
Page 152 à 154

Tim Jackson. Prospérité sans croissance

Armand Rioust de Largentaye

 
Page 155 à 156

Virginia Coulon et Xavier Garnier (dir.). Les Littératures africaines. Textes et terrains

Emilio Sciarrino

Fiche technique de ce numéro

  • Afrique contemporaine
    n° 245, 2013/1 - 164 pages
  • I.S.B.N. : 9782804180270