n° 244
Les classes moyennes en Afrique

Cartes et photos associées
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Auteur académique majeur sur la relation entre croissance économique et inégalités, François Bourguignon est le cofondateur du DELTA (département et laboratoire d’économie théorique et appliquée, EHESS-CNRS-ENS) qu’il a animé durant de nombreuses années. Théoricien de l’économie, son expérience professionnelle lui a permis de mettre en œuvre ses idées et ses approches de l’économie tant globale que locale. Il a ainsi été économiste en chef, puis vice-président de la Banque mondiale en charge de l’économie du développement. À son arrivée à la Banque mondiale, il se montre critique des politiques du Consensus de Washington qui avait décrédibilisé l’institution et déclare : « Ce qui est absolument essentiel, c’est de prendre en compte la spécificité des pays. Il n’existe pas de règle générale et absolue qui s’appliquerait à tous et pour tout ; il n’existe pas ce que l’on appelle une best practice qui fonctionnerait dans n’importe quel pays au monde ; chaque pays est un cas particulier et vous devez absolument en tenir compte3. » Il y est aujourd’hui encore conseiller spécial, et intervient comme consultant auprès de la CNUCED (la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), de la Commission européenne ou de l’OCDE.

De fortes inégalités socio-économiques

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Part de la consommation par rapport aux revenus par déciles

Sources : UNDP, Human development Report, 2012 ; Banque mondiale, Povcalnet, 2012.

Évolution de l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne (en millions de personnes et en pourcentage de la population totale)

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Source : Banque mondiale (2012).

Des revenus moyens en hausse au Gabon

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Évolution du revenu moyen par an en euros, 1962-2010

Ce graphique présente le revenu national brut (RNB) moyen par habitant au Gabon de 1962 à 2010. Il indique une évolution continue à la hausse, relativement corrélée avec le prix de baril de pétrole dont le Gabon est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne. L’indicateur masque les disparités autour de la moyenne. Un tiers des 1,5 million de Gabonais vivent sous le seuil de pauvreté, un autre tiers serait installé de manière stable dans la catégorie des « classes moyennes » selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Alors que le secteur privé offre surtout des emplois peu qualifiés et mal rémunérés, la classe moyenne est issue principalement des 70 000 employés de la fonction publique, notamment des fonctionnaires de rang intermédiaire et supérieur avec un salaire qui était situé en 2012 autour de 500 euros par mois.

Source : données de comptabilité nationale de la Banque mondiale et de l’OCDE.

Faiblesse et hétérogénéité de l’emploi salarié en Afrique

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Salaire minimum mensuel en parité de pouvoir d’achat (en dollars)

Le salaire minimum mensuel pour chaque pays a été calculé en parité de pouvoir d’achat, c’est-à-dire que l’évolution de l’inflation à l’intérieur du pays, ainsi que l’évolution du taux de change égalisant les pouvoirs d’achat (en parité de pouvoir d’achat), a été prise en compte. Cela permet de comparer l’évolution du salaire minimum dans différents pays en fonction de l’évolution réelle du pouvoir d’achat. Les données sur les salaires sont souvent difficiles à obtenir. Seuls quelques pays – comme l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana ou le Kenya – procèdent à des enquêtes auprès des entreprises. La plupart des autres pays recueillent des données sur les revenus liés à l’emploi au moyen d’enquêtes auprès des ménages. Malgré les progrès généralement accomplis durant la dernière décennie, l’emploi salarié en Afrique représente encore une part relativement faible de l’emploi total – ne dépassant pas 25 %. On peut toutefois s’attendre à ce que cette part augmente progressivement à l’avenir dans les pays à croissance rapide. La productivité du travail reste le premier facteur expliquant les différences de salaires selon les pays, mais il faut ajouter comme éléments complémentaires de différenciation l’existence de syndicats indépendants capables de faire valoir des revendications salariales et la diversification du budget des ménages, deux tendances poussant toujours à l’augmentation des salaires.

Source : Organisation internationale du travail (OIT), 2010/2011, Rapport mondial sur les salaires. Notes d’information sur l’Afrique.

Nana Benz de mère en fille

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Au grand marché de Lomé, « Adawlato », se trouve le magasin de tissus d’Yvette Babavi Mensah-Sivomey (sur cette photo), fille de la grande Nana Benz Dédé Rose Creppy, encore en activité en tant que présidente de l’Association professionnelle des revendeuses de tissus (APRT). Femme d’affaires occupées, ici au téléphone, Yvette Babavi Mensah-Sivomey a pris la succession de sa mère, l’une des pionnières de la profession. Âgées d’une quarantaine d’années, celle-ci assure une reproduction biologique de la profession et du capital primitif constitué par sa mère, mais une rupture épistémologique importante dans la structure du capital social la distingue de sa mère. Yvette Babavi Mensah-Sivomey est en effet diplômée d’une école de commerce en France.

Photo de Noël Améblé, Lomé, Togo, 9 janvier 2013.

Les revendeuses de tissus, une sous-catégorie de Nana Benz

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Au sein d’un magasin de tissus du grand marché de Lomé, « Adawlato », plusieurs vendeuses et/ou revendeuses travaillent pour elles-mêmes ou pour une patronne, grossiste ou demi-grossiste, diffusant ainsi le tissu sur l’ensemble du territoire. Les grossistes et les demi-grossistes indépendantes se font assister, selon leur capacité financière, de plusieurs aides-revendeuses, comme Dédé Rose Creppy qui en emploie quatre, souvent des parentes proches ou éloignées qui sont des jeunes filles confiées par leur famille aux Nana Benz pour apprendre le métier.

Photo de Noël Améblé, Lomé, Togo, 9 janvier 2013.

Une jeunesse en quête de « modèle »

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Dans le centre-ville de Nairobi, un lycéen exécute ses meilleurs pas de danse devant ses amis pour le tournage d’un épisode de l’émission télé « So you think you can dance! ». Cette série, produite aux États-Unis et déclinée dans le monde entier, est très populaire chez les jeunes qui s’inscrivent en masse pour y participer. La jeunesse (en tant que catégorie sociale) est une figure centrale de l’identité de la classe moyenne. Elle puise largement ses pratiques et ses codes de l’influence culturelle issue de l’Amérique du Nord.

Photo de Brice Bardeletti, Nairobi, Kenya, juin 2009.

Les professions de santé, pôle de gravité de la classe moyenne

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Cette photo montre une consultation de médecine générale dans la clinique privée Avenue Hospital à Nairobi. Ici, la consultation coûte trois dollars alors que l’hôpital public est gratuit, mais les classes moyennes y viennent car, selon elles, le temps d’attente est respectable et les diagnostics sont plus fiables. Félix, le médecin, vient d’avoir 27 ans et termine ses études. Il gagne aujourd’hui sept cents dollars par mois et vit encore chez ses parents. Les personnels de santé, des aides soignants aux médecins généralistes et spécialistes, constituent dans les sociétés un véritable pôle de gravité de la classe moyenne, de la petite prospérité aux classes moyennes hautes.

Photo de Brice Bardeletti, Nairobi, Kenya, juin 2009.

Le Jubliee Club, lieux de recomposition d’une catégorie sociale

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À Kibera, bidonville de Nairobi, l’un des plus grands d’Afrique, le bâtiment qui surplombe la rue (au troisième plan sur la photo) est le siège du Jubilee Club, un gentleman’s club dans la plus pure tradition britannique. Lieu de sociabilité présent dans un espace urbain et périurbain très défavorisé, ce gentleman’s club est composé essentiellement de Nubiens, une ethnie descendante de soldats soudanais employée au moment de la colonisation. À l’intérieur, un panneau indique « Pas de femme, pas de drogue, pas de politique ».

Photo de Brice Bardeletti, Nairobi, Kenya, juin 2009.

Des classes moyennes sorties de la précarité

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Cette planche de la bande dessinée Aya de Yopougon (vol. VI) illustre les classes moyennes installées (au-dessus de la floating class), c’est-à-dire sorties de la précarité et ayant construit une certaine aisance. L’environnement domestique et les manières d’être des personnages témoignent de ce style de vie nouveau et de ses marqueurs (meubles, habillement, salon, télévision, cadres et décoration). Elle montre le positionnement de ces groupes moyens dans la structure sociale : l’inquiétude du père en voyant sa fille vient de ce que le « Didier » en question provient d’une famille très aisée (riches) vis-à-vis de laquelle le père se sent en décalage et en infériorité. Ainsi, se perçoit la définition en négatif de la classe moyenne « ni riche, ni pauvre » et par défaut (l’appartenance n’est pas affirmée comme une identité positive mais comme un état à préserver). Enfin, apparaît clairement la place centrale des projets éducatifs extra-africains pour les classes moyennes et leurs liens persistants avec la solidarité familiale et les réseaux de dépendants.

M. Abouet, C. Oubrerie, Aya de Yopougon, Gallimard, 2007, vol. VI, p. 59.

« Classes moyennes » et « petite prospérité » au prisme de la BD

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Dans cette planche de la bande dessinée Aya de Yopougon (vol. III), Hervé et Adjoua, deux amis de Aya, dévoilent deux types de classes moyennes de petite prospérité : l’« héritière » (Adjoua) issue d’une famille déjà en situation de petite prospérité, cherche sa voie et du capital pour lancer son petit commerce dans une logique financière d’emprunts et de remboursement à terme ; et le « néo » Hervé, laissé pour compte, sans éducation mais qui réussit à accumuler des capitaux petit à petit à partir de son activité privée (réparation de voitures) et les utilise dans une logique de bon sens (logique de l’extensif consistant à placer son argent dans une autre activité) via un réseau social. Cette planche du troisième album est révélatrice de pratiques de sortie de pauvreté incrémentales. Accumulation progressive de moyens, investissements via des réseaux de sociabilité et adoptions éventuelles de pratiques nouvelles plus proches du secteur de l’économie formel (ici la banque) conduisant à échapper à ce que Polyani appelle l’encastrement de l’économie.

M. Abouet, C. Oubrerie, Aya de Yopougon, Gallimard, 2007, vol. III, p. 107.

L’existence de « classe moyenne » n’abolit pas l’extrême pauvreté

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Poids relatif de la classe moyenne et de la population en-dessous du seuil de pauvreté

La pauvreté monétaire focalise l’attention. Le seuil d’extrême pauvreté est défini comme le niveau de revenu disponible au-dessous duquel les membres d’un ménage ne peuvent pas couvrir un niveau jugé minimal de consommation alimentaire. Ce seuil est fixé à 1,25 dollar par jour et par personne. Au cours de la période 1981-2011, la part de la population concernée par l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne a reculé, passant de 51,5 % à 47,5 %. Mais la population totale s’étant fortement accrue, le nombre de personnes extrêmement pauvres a augmenté sensiblement, passant de 205 à 400 millions. En pratique, il n’est pas aisé de dire qui doit être considéré comme « pauvre ». À part une petite couche sociale très riche et une « classe moyenne » en formation, beaucoup se perçoivent eux-mêmes comme appartenant à une catégorie sociale indéfinie mais le plus souvent victime des risques systémiques (alimentation, accès à l’emploi, à l’éducation, aux soins, au logement) d’un système social sommairement dual. Afin de préciser les choses, de nombreuses enquêtes auprès des ménages ont été lancées, permettant d’élaborer des profils de pauvreté qui mettent en lumière un ensemble d’exclusions: de l’emploi formel, du crédit bancaire, de l’habitat décent, des soins modernes, de l’électricité, de l’eau… Les pauvres diversifient alors les risques en s’adonnant à plusieurs activités dans la même journée. La charge de la famille pèse encore davantage sur les femmes, et passé un certain seuil, sur les enfants extraits de l’école.

Source : Banque africaine de développement (2011), The Middle of the Pyramid. Dynamic of the Middle Class in Africa, Tunis.

Habitat et classe moyenne, un critère de distinction sociale

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Dans la banlieue est de Nairobi, à près de 45 minutes du centre-ville, la construction d’un important parc immobilier (second plan) s’achève et les appartements sont déjà mis en vente. L’accès au logement est de plus en plus difficile pour les classes moyennes kenyanes avec la flambée des prix de l’immobilier. Une seule solution, s’éloigner du centre-ville. Néanmoins, certains groupes sociaux qualifiés de « classes moyennes hautes » trouvent dans un habitat privilégié et protégé, constitué d’immeubles de standing, de quartiers résidentiels et de centres administratifs et commerciaux, un espace urbain distinctif du reste de la population.

Photo de Brice Bardeletti, Nairobi, Kenya, juin 2009.

Population urbaine solvable et consummation. Deux facteurs de développement « endogène »

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Évolution prévisible de la population urbaine solvable et des dépenses de consommation en Afrique (1980-2040)

Ces projections graphiques sont le fruit d’un travail d’estimation réalisé par Proparco en 2011. Sont estimées l’évolution de la population globale en Afrique subsaharienne, puis celle de la population urbaine, et enfin ce que pourrait être la part de la population urbaine qualifiée de « potentiellement solvable ». L’augmentation exponentielle de la population urbaine solvable qui atteindra en Afrique presque 250 millions de personnes en 2040 va irrésistiblement pousser à la hausse la courbe des dépenses de consommation. Par voie de conséquence, seront – enfin – ouvertes d’importantes perspectives pour le croissance et la diversification des marchés intérieurs en Afrique et pour un développement plus « endogène ».

Source : Proparco, présenté par Luc Rigouzzo lors de la conférence Afrique CIAN/MOCI, janvier 2012.

Les « classes moyennes », un indicateur statistique d’inégalités sociales

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Catégorisation des classes sociales par les revenus en Afrique, 2010

Ce graphique montre le pourcentage de population de cinq catégories statistiques, définies par la Banque africaine de développement, par rapport à la population totale et au revenu total. D’après ces données, construites par la BAD, les « riches », gagnant plus de vingt dollars par jour, représentent 4,8 % de la population totale et se partagent 18,8 % des revenus. Les « pauvres », gagnant moins de deux dollars par jour, représentent quant à eux 60,9 % de la population totale et ne se partagent que 36,5 % de la richesse. Ce paradoxe éclaire inéluctablement sur les inégalités sociales existantes en Afrique, où les trois catégories, classes moyennes inférieures, classes moyennes supérieures et « riches », représentent environ 18 % de la population aisée qui se partagent environ 40 % des revenus, alors que 82 % des floating class (de deux à quatre dollars par jour) et des « pauvres » ne se partagent que les 60 % restant.

Source : Banque africaine de développement (2011), The Middle of the Pyramid. Dynamic of the Middle Class in Africa, Tunis.

Une croissance future des « classes moyennes » n’abolit pas la pauvreté

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Évolution probable des classes moyennes et des populations pauvres en Afrique (2000-2060)

Parmi les projections d’avenir, certaines sont très optimistes, comme celle présentée par la Banque africaine de développement (BAD) sous le thème « Reconquérir le futur ». Très volontariste, cette image à l’horizon 2060 pour « une Afrique brûlant ses vaisseaux », est calée sur une croissance de l’Afrique qui devrait rester supérieure à 5 % par an pendant la période 2010-2060, permettant à certains de devenir des pays à revenu intermédiaire supérieur. L’une des conséquences de cette croissance économique vigoureuse attendue à long terme sera, selon la BAD, le gonflement de la «classe moyenne », une catégorie hétérogène représentée par les populations gagnant de deux à vingt dollars par jour. Elle devrait connaître une croissance lente mais régulière, pour dépasser les 40% en 2060 de la population totale. Inversement, le taux de pauvreté devrait diminuer pour les populations en-dessous du seuil de 1,25 dollar par jour et qui ne devraient représenter qu’un tiers de la population totale en 2060. En revanche, le franchissement du deuxième seuil (situé en deçà de deux dollars) restera difficile et plus de 15 % de la population restera dans une zone tampon, sans parvenir à entrer dans la « petite prospérité ».

Source : Finances et développement, FMI, décembre 2011


Sommaire
 
Page 7 à 9

Éditorial

Jean-Bernard Véron

 

Les classes moyennes en Afrique

Page 13 à 15

Les classes moyennes en Afrique

Introduction thématique

Pierre Jacquemot

 
Page 17 à 31

Les classes moyennes changent-elles la donne en Afrique ?

Réalités, enjeux et perspectives

Pierre Jacquemot

 
Page 33 à 51

Classe(s) moyenne(s) : une revue de la littérature

Un concept utile pour suivre les dynamiques de l'Afrique

Dominique Darbon

 
Page 53 à 68

Classe moyenne kenyane et démocratie électorale

Mode de vie et revendication politique

Hervé Maupeu

 
Page 69 à 80

Les Nana Benz de Lomé

Mutations d'une bourgeoisie compradore, entre heur et décadence

Comi Toulabor

 
Page 81 à 88

La classe moyenne fonctionnaire au Gabon

L'État comme valeur refuge

Mélanie Soiron-Fallut

 
Page 89 à 98

Entrer et vivre dans la « petite prospérité » à Niamey

Résultats d'une enquête auprès des ménages

Clélie Nallet

 
Page 99 à 111

La lower middle class à Soweto

Consommation et pratiques de socialisation

Élodie Escusa

 

Repères

Page 114 à 114

La « classe moyenne » en Afrique

Construction et usage d'une catégorisation sociale

 
Page 115 à 115

L'émergence des classes moyennes en Afrique

Un phénomène éphémère ?

 
Page 116 à 117

Black Middle Class et classes moyennes en Afrique du Sud

Une tentative de catégorisation

L. Berry Kurland, Sven Witthoeft et Sebastian Kraus

 
Page 118 à 119

Les diasporas africaines constituent-elles une classe moyenne en délocalisation partielle ou par procuration ?

 
Page 120 à 121

Émergence économique des femmes et négociation des rapports de genre au Mozambique

Les trajectoires de trois mukheristas de Maputo

Léa Barreau-Tran

 
Page 122 à 123

Stratégies d'entrée dans la « petite prospérité » à Yaoundé, Douala et Buea au Cameroun

Cindy Morillas

 
Page 124 à 125

L'émergence de classes moyennes en Afrique

Miroir de la croissance et des inégalités sociales

Pierre Jacquemot

 
Page 126 à 127

Les classes moyennes en Afrique, nouvelle frontière du développement pour les investisseurs privés ?

Entretien avec Marie-Hélène Loison

 
Page 128 à 128

Le mûramati chez les Kikuyus

Entre accomplissement individuel et richesse sociale

Pierre Jacquemot

 

Interview

Page 131 à 140

Inégalités et croissance : une histoire des idées

Entretien

François Bourguignon

 

Notes de lecture

Page 143 à 145

Jean-Pierre Vettovaglia et al.. Démocratie et élections dans l'espace francophone

François Gaulme

 
Page 146 à 148

Philippe Oulmont. Pierre Denis. Français libre et citoyen du monde

Jean-Pierre Bat

 
Page 149 à 150

Revue Géoéconomie. « Qatar, l'offensive stratégique »

Zolika Bouabdallah

 
Page 151 à 152

Colin Dupré. Le Fespaco, une affaire d'État(s)

Claude Forest

 
Page 153 à 154

Africultures. Comment peut-on faire de la BD en Afrique ? 33 entretiens pour comprendre...

Pierre-Henry Gomont

 
Page 155 à 157

David Van Reybrouck. Congo. Une histoire

Pierre Jacquemot

 
Page 158 à 160

Laure de Vulpian et Thierry Prungnaud. Silence Turquoise. Rwanda, 1992-1994. Responsabilités de l'État français dans le génocide des Tutsi

Rémi Korman

 
Page 160 à 163

John Toye et Richard Toye. The UN and Global Political Economy. Trade, Finance and Development

Armand Rioust de Largentaye

Fiche technique de ce numéro

  • Afrique contemporaine
    n° 244, 2012/4 - 174 pages
  • I.S.B.N. : 9782804176679