« Le caillou a-t-il été retiré du soulier de la République ? »

par Ousmane Zina

Cet article explore les enjeux constitutionnels du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire et privilégie l’analyse fine de la réforme constitutionnelle engagée en 2016. La Constitution a été un objet majeur des crises politiques qu’a traversées la Côte d’Ivoire depuis les années 1990. Chargée d’organiser la dévolution et l’exercice du pouvoir d’État et considérée comme la garantie de la stabilité sociopolitique du pays, la loi fondamentale a souvent été malmenée par d’âpres luttes de pouvoir, déclassée tantôt par des compromis politiques tantôt par la violence armée. Quoique constamment présente dans le débat public, la constitution ivoirienne n’a pas de véritable ancrage sociétal, à même d’en faire un contrat social inclusif. Les tentatives de modification ou de transformation de la norme suprême, menées avec beaucoup de balbutiements, parce qu’otages de calculs politiciens, ont chaque fois retardé sa réinvention et laissé un sentiment d’inachevé.



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