La véranda, le climatiseur et la centrale électrique

par Michael Degani

Cet article analyse l’importance idéologique de la notion de « race » dans le secteur de l’électricité en Tanzanie, en suivant les débats autour de deux exploitants de centrales thermiques privés, Independent Power Tanzania Limited (IPTL)/Pan African Power (PAP) et Richmond Development Corporation. Engagées à l’origine dans le cadre de contrats de fourniture « d’énergie de secours », les deux sociétés sont devenues des prestataires de longue durée pour la production d’électricité en Tanzanie. Toutes deux ont également été le théâtre de collaborations entre financeurs asiatiques et hommes politiques africains, cherchant à réaliser d’énormes profits, au grand désarroi des donateurs euro-américains. Les scandales et la rhétorique politique qui en ont résulté soulignent la façon dont la libéralisation postsocialiste a revitalisé les débats sur la race, créant de nouvelles lignes complexes de récriminations sociopolitiques et un mélange ambigu de privatisations officielles et de facto.



CONSULTER L'ARTICLE