Visibilité et invisibilité statistique en Afrique

par Sara Randall

La qualité des données démographiques nationales en Afrique revêt quatre dimensions : l’exhaustivité de la couverture, la pertinence des catégories employées dans la collecte des données, la fiabilité des données collectées et la profondeur des données sur une question précise. Cet article étudie particulièrement les deux premières dimensions afin d’examiner pourquoi certaines populations sont sous-énumérées dans différentes modalités de collecte des données nationales. Il utilise des données publiques : les recensements, les DHS (Demographic and Health Surveys) et d’autres enquêtes nationales avec leur documentation, y compris les rapports méthodologiques et les manuels d’enquêteur. Il identifie trois groupes qui sont sous-énumérés ou mal représentés – les vieilles femmes sahéliennes, les pasteurs nomades et les hommes jeunes – et il en interroge les raisons diverses : l’exclusion volontaire, les méthodologies de collecte mal adaptées à la culture locale et les définitions harmonisées.




Cartes et photos associées
CONSULTER L'ARTICLE