L’Afrique du Sud dans la relation BRICS-Afrique

par Folashadé Soulé-Kohndou

La place de l’Afrique du Sud dans les BRICS suscite un ensemble d’interrogations. Analysée dans une perspective macroéconomique, la faiblesse du produit intérieur brut, de la croissance et de la démographie, remettent en cause son inclusion dans ce club de grands émergents. Son invitation à rejoindre le groupe en décembre 2010 résulte avant tout d’une initiative diplomatique. Cet article analyse les stratégies diplomatiques mises en œuvre par l’Afrique du Sud pour adhérer au groupe et détaille l’instrumentalisation faite par la diplomatie sud-africaine d’un statut auto-accordé de leader africain et de pivot dans la relation Afrique-BRICS. Cette instrumentalisation, qui sert avant tout ses propres intérêts, n’est pas sans créer un ensemble d’effets pervers.




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De part sa position géographique stratégique à la pointe s u d de l’Afrique, l’Afrique du Sud se situe à la croisée des routes maritimes commerciales internationales venant d’Asie. Le port de Durban, avec 2,6 millions d’EVP qui transitent par an, est le premier port d’Afrique. La position de hub de l’Afrique du Sud dans la circulation des marchandises venant de l’extérieur, et de l’Asie en particulier, sert également de plate-forme d’échanges d e flux en direction de l’hinterland de l’Afrique australe.

Sources : F. Folio et al. (2001), L’Espace géographique, Paris, Belin ; www.sacu.int ; www.sadc.int., « Annual Report 2012/2013 », National Department of Transport, Republic of South Africa ; « L’Afrique du Sud voit grand pour le port de Durban », Jeune Afrique, 29 mars 2013

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Source : Base de données statistiques CNUCED (www.unctadstat.unctad.org)

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Sources : Banque mondiale, World Databank, World Bank Indicators, 2011 ; International Insitute of Security Studies (IISS), Military Balance (pour les dépenses militaires), 2011

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