Quelques réserves sur l’élection du président de la République au suffrage universel

par Ismaïla Madior Fall

Discuter de la pertinence ou de la légitimité de l’élection du président de la République au suffrage universel direct dans les sociétés politiques contemporaines, n’est-ce pas tabou ? Peut-être pas si l’on considère que la science du droit et de la politique s’autorise à discuter de tout. Mais il est vrai qu’une discussion sur la pertinence de la désignation populaire du président peut quand même paraître taboue, au moins incongrue, si l’on pense aux vertus de celle-ci qui a fini de conquérir ses lettres de noblesse dans des grandes démocraties avant de s’étendre aux systèmes politiques de tous les continents.




Cartes et photos associées
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Plusieurs dizaines de jeunes ivoiriens anti-Ouattara s’opposent à la police lors d’une manifestation le 17 février 2010 dans le quartier populaire de Koumassi à Abidjan. Manifestant contre la dissolution du gouvernement ivoirien et de la commission électorale, l’usage de la violence est l’un des modes de participation à la vie politique.

Photo de Sia Kambou, AFP Photo, Abidjan, Côte d’Ivoire, 17 février 2010.

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Leader de l’opposition au Ghana et candidat à la présidence lors des élections de décembre 2000, John Kufuor est acclamé par la foule à son arrivée, le 3 décembre 2000, au Indafa Park, à Accra. Successeur de Jerry Rawlings, il est le deuxième président de la IVe République du Ghana. Tout comme l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, John Kufuor effectue deux mandats (2001-2009), à la suite desquels il se retire.

Photo d’Issouf Sanogo, AFP Photo, Accra, Ghana, 3 décembre 2000.

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